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Emilie Peltier

Mon baptême de sourde

Emilie Peltier, née avec une surdité, décide de déménager à Montréal afin de se rapprocher de la culture sourde. Elle rencontre des personnes inspirantes, et découvre un nouveau monde qui l’aide à déconstruire les clichés à l’égard de la surdité et à bâtir sa nouvelle identité.

Mon baptême de sourde

Emilie Peltier, née avec une surdité, décide de déménager à Montréal afin de se rapprocher de la culture sourde. Elle rencontre des personnes inspirantes, et découvre un nouveau monde qui l’aide à déconstruire les clichés à l’égard de la surdité et à bâtir sa nouvelle identité.

Mon baptême de sourde - Synopsis

En suivant Emilie Peltier à travers ce documentaire unique de 60 minutes, les spectateurs découvrent l’existence et la richesse de la culture sourde. Emilie est née en France et y a vécu jusqu’à l’âge de 18 ans. Diagnostiquée sur le tard à l’âge de onze ans, on découvre qu’elle a une malformation de l’oreille interne, mais rien n’est vraiment entrepris pour combler ce déficit. Emilie termine ses études avec difficultés et part vivre à l’étranger. Après avoir vécu dans différents pays, elle immigre au Canada en 2012.

À son arrivée à Moncton, Emilie rencontre par hasard Charles Gaucher, un anthropologue et spécialiste en communautés sourdes. À leur première rencontre, il démasque sa surdité et le fait qu’elle cache son identité. Il l’inspirera à faire la paix avec sa surdité. Parce qu’elle a grandi avec un rapport à la surdité complexe, ce n’est qu’à 40 ans qu’elle décide de tout faire pour définir cette nouvelle identité. En 2020, elle réalise le court métrage Matin Ecchymose qui allie poésie et langue des signes. Ce sera le début d’une belle aventure pour elle.

Dans sa quête d’une identité encore mystérieuse, elle décide de déménager de Moncton à Montréal où une communauté sourde est existante et effervescente. Nous la suivons dans son déménagement. La chance lui sourit et elle se trouve un emploi dans un réseau surdité de la grande région de Montréal. Elle y fait la rencontre d’artistes sourd.e.s qui lui ouvriront des portes à plus de rencontres. Elle s’inscrit à des cours spécialisés en commençant par la langue des signes québécoise (LSQ) et un cours sur la sourditude à l’UQAM.

Toutes ces nouvelles rencontres aident Emilie à déconstruire les clichés concernant la différence physiologique et culturelle de la surdité. Elle n’est plus seule avec sa différence et s’ouvre à un nouveau monde. Dans son nouveau quartier vit Marie-Andrée Boivin, qui fut la première enfant à recevoir un implant cochléaire au Canada, dans les années 80. Son expérience a suscité beaucoup de rejet des autres enfants sourds et de la communauté sourde en général. Nous apprenons les difficultés de gens vivant avec une surdité et les différences entre ceux qui parlent (oralistes), ceux qui signent, ceux qui ne signent pas, ceux implantés et ceux appareillés.

C’est ainsi qu’Emilie découvre où elle se situe dans cette nouvelle communauté où elle sera baptisée de son nom signé.

Une production originale AMI-télé